Reprogrammer son dialogue interne



Comme je l’évoquais dans mon post précédent, beaucoup d’entre nous ont une idée de ce qu’ils aimeraient obtenir dans la vie, et de ce à quoi la réussite ressemble pour eux. 

Nous avons lu les livres et suivi les séminaires, utilisé les affirmations positives sous toutes leurs formes, écrit nos objectifs SMARTE (http://blog.scmformations.fr/2018/03/fixer-des-objectifs-smarte.html ), nous sommes dans les starting blocks, ou nous avons déjà commencé, nous suivons scrupuleusement les « règles du succès » trouvées dans tel ou tel livre ou article, et ça ne marche pas.

« Flûte alors, mais pourquoi ? Je fais tout ce qu’il faut, quand même ! etc.» pensons-nous, très frustrés.

Oui, certes. Mais en fait nous oublions juste une petite chose, un petit rien en fait : si nous ne réussissons pas, c’est parce que notre cerveau n’est pas programmé pour ça.

Quoi ? Mais qu’est-ce qu’elle raconte encore ?

Un peu de patience, vous allez comprendre où je veux en venir.

Vous connaissez sans doute des personnes qui réussissent tout ce qu’elles entreprennent, qui atteignent facilement leurs objectifs et vivent des vies qui nous font envie. Vous savez, ces gens dont on dit « ils ont de la chance, tout leur sourit ! »

On peut les envier, les jalouser fortement, dire du mal d’eux, les détester même, mais ça ne fait pas avancer notre schmilblick. 

Bon, c’est vrai, ça occupe. Et pendant ce temps-là, on ne se pose pas les bonnes questions. C’est tellement plus facile d’en vouloir aux autres, de les critiquer, voire les railler et diminuer leurs mérites, plutôt que d’observer ce qu’ils font, voire d’aller leur demander et d’essayer de faire comme eux, pour voir si ça ne pourrait pas marcher pour nous aussi... Allons bon, voilà que je m’égare... 

Il y a deux raisons pour lesquelles certains semblent avoir « plus de chance » :  soit ils ont dès le départ un meilleur programme mental, soit ils ont trouvé le moyen de remplacer les enregistrements négatifs de leur playlist par d’autres plus positifs.

Plus de « théorie de la réussite » qui tienne, tout se résume en un fait très simple et d'une grande puissance. Ni la chance, ni les désirs ou les souhaits n’ont rien à voir avec tout à ça. Et que vous y croyez ou non ne change rien. 

Votre cerveau (votre inconscient) croit ce que vous lui répétez le plus souvent. Quoi que vous disiez à propos de vous, consciemment ou inconsciemment, il fera en sorte que cela arrive. Il n’a pas le choix. Il va juste vous permettre de vérifier vos croyances, parce que c’est ce qu’il croit que vous voulez. Il est à votre service, il n’a pas d’état d’âme, il ne sait pas si c’est bien pour vous ou pas. Pour lui, si vous y pensez tellement souvent, cela signifie que c’est ce que vous voulez. Donc il vous le donne.

Oui, notre cerveau est un peu simple, un peu binaire. Noir, blanc, oui, non. Pas de fioriture. 

Je ne suis pas la seule à le dire. Selon les découvertes récentes des neurosciences (qui étudient comment notre cerveau travaille et comment cela affecte chaque moment de nos vies), il y a une relation indéniable entre notre « programmation » mentale et nos échecs et nos réussites dans tout ce que nous entreprenons, qu’il s’agisse d’un objectif super important ou de nos petites actions du quotidien.

Avez-vous déjà réfléchi à quel point tout ce que vous faites dépend des programmes que les autres vous ont inculqué, et du conditionnement qui en a résulté, que vous avez accepté et que vous continuez à suivre tout seul comme un(e) grand(e) ?

Il nous est virtuellement impossible de faire quoi que ce soit, aussi insignifiantes que puissent être nos actions, sans être affectés par notre programmation. 

Il s’ensuit que si toutes nos actions sont affectées par ces programmes, les résultats de ces actions sont aussi impactés. Donc, notre réussite est inexorablement liée aux mots et aux croyances que nous avons à propos de nous-mêmes et qui ont été implantées dans notre inconscient. Là où ça se complique, comme nous l’avons déjà vu, c’est que la plupart de ces croyances, ont été, d’une certaine façon, décidées pour nous par d’autres personnes

Pour vous donner une idée de la programmation négative que beaucoup d’entre nous ont reçue, et qui a ancré ces croyances limitantes, voici un exemple.

Dans les 18 premières années de notre vie, si nous avons grandi dans des foyers dits “normaux”, "moyens", sans maltraitances ni négligences, on nous a dit “non”, “tu ne peux pas faire ça” “ce que tu veux faire ne marchera pas” “ce n’est pas possible” plus de 148,000 fois.

Si nous avons plus de chance, peut être qu’on ne nous a dit ce genre de phrases "que" 100,000 fois ou 50,000 fois… mais quoi qu’il en soit, c’était vraiment beaucoup plus de programmation négative que ce dont nous aurions eu besoin.

Et pendant la même période, si encore une fois nous avons eu de la chance, nous avons entendu “tu peux le faire” “c’est possible” quelques centaines de fois, peut-être des milliers mais en tout cas, pas assez pour contrebalancer les phases et les mots négatifs.

D’ailleurs, j’ai déjà posé la question lors d’ateliers ou de formations, et il est arrivé plus d’une fois que des participants disent ne pas se souvenir d’avoir entendu «  tu peux le faire » plus de 4 ou 5 fois dans leur vie. Certains même ne se souvenaient pas l’avoir jamais entendu !!!

Bon, pas très encourageant tout cela. Serions-nous coincés définitivement dans cette boucle négative ?

Non, pas du tout. Il est possible de changer cela. Nous pouvons créer des changements positifs qui durent.

Pour remplacer les titres de notre playlist, trois ingrédients sont essentiels

1-  En premier lieu, pour qu’une nouvelle croyance positive ou dynamisante s’installe, et continue à fonctionner, il faut que l’idée nouvelle s’ancre « physiquement » dans notre cerveau : il faut que de nouvelles connexions neuronales se créent. Même l’idée la plus brillante, si elle n’est pas renforcée suffisamment disparaîtra très vite

2- Le 2ème ingrédient consiste à comprendre comment la programmation se fait dans notre cerveau, et quel rôle nous jouons dans le processus. Oh oh, cela voudrait-il dire que nous avons un contrôle direct sur la création de changements positifs qui perdurent ? OUI !!!

3- Et le 3ème ingrédient pour créer des changements positifs (qui commencent toujours par un changement mental) est de mettre en place de nouvelles instructions, mot à mot, qui vont reprogrammer notre conscient et notre inconscient. Il y a donc un vocabulaire de programmation très spécifique, avec une formulation et des mots précis, que chacun de nous peut utiliser à tout instant pour remplacer les programmes négatifs par des programmes positifs.

Ça vous tente d’explorer ces possibilités ? Alors retrouvez-moi la semaine prochaine pour en savoir plus ! (Teasing !)

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